•* HOBfiBHSHHl l'expédition et un cabinet oenologique très moderne pour les analyses complètent le cadre de l'etablissement, qui a à son service une centaine de personnes environ. La gamme des vins embouteillés comprend les vins barchés que produisent la Vénetie, l'Emilie, la Lombardie et le Piémont, dans les types les plus connus et les plus appréciés. Parmi ceux-ci le « Lugane »: c'est le vin blanche de la rivlera du Lac de Garde et des coteaux morainiques qui, au Sud, marquent les bonnes entre le lac et le territoire de Mantoue. Il a une couleur blanche dorée, un parfum spécial, un degré d'alcoolisation remarquable (12dg), une acidité vive. C'este un vin complexe qui se prête bien è l'embouteillage - pour les mousseaux et pour le viellissement. Le lambrusco est un vin typique qui tire son nom du cépage de le latine Lambrusca ou Labrusca, étendue sur un bonne partie de la moyene plaine du Pô ; c'est un vin acidulé, d'une couleur de rubis, avec un degré d'alcolisation modéré (10/11 dg.) agréable pour le palais, piquant et avec un parfum de violette. C'est un vin que l'on peut boire assez abbondamment parce qu'il est harmonique, sapide et il cadre parfaitement avec les mets succulents de la cuisine de Mantoue. La torre civica e i palazzi comunali L'aspect général du centre le plus important de la vie municipale n'a pas si profondément changé que l'on ne puisse se le figurer encore aisément. Les anciens sièges de la mairie donnaient tous sur les deux places qu'on appelle du Broletto et aux herbes. En réalité, selon une ancienne légende, même la tour de la Cage aurait dû appartenir à un siège originaire de la mairie ; selon une autre legende savante qui n'a pas soixante ans, le poids de premier rempart des libertés civiques appartient au contraire à la Tour du « Zuc-chero » qui a été érigée comme une revendication sur les ruines de l'ancien palais impérial. En vérité la mairie, bien que née pour des raisons particulières, crut à l'ombre de ces tours resprésentant l'ancienne noblesse pré-communale, mais c'est après qu'on est parvenu à un véritable palais tout à elle. Dans la deuxième moitié du XII0 siècle on bâtit une grande maison — fortesse qui s'élevait pour la plupart sur l'emplacement de l'actuelle place Broletto. Depuis la force, les besoins, l'indépendance du nouveau gouvernement augmentèrent vite. C'est ainsi qu'en 1227 on bâtit le plus ancien des bâtiments publics du Moyen Age qui nous restent encore aujourd'hui : La mairie avec sa tour, dont les façandes donnent sur les actuelles places Broletto et aux herbes et que l'on a appelé « Palatium ve- tus » tandis que le pais successif nommé aujourd'hui de la «Ragione» fut appelé « Palatium novum ». Du haut de la tour de la mairie la cloche appelait aux assemblées souvent non spécifiques, le Conseil Général pour décider sur les propositions faites par le bailli et placardées « ad Columnas ». Dans le « Palatium vêtus » on levait les taxes et les droits appartenant à la Commune et il est aisé de penser que l'on ne s'adaptait pas trop spontanément à cette nécessité inéluctable. Toutes les questions étaient discutées publiquement dans la grande salle ouverte des bancs ou bien sous les arcades du palais de la « Ragione » tandis qu'en face, contre et devant l'église S. André alors très humble, Il y avait les boutiques ou « stationes » des notaires libres, des banquiers, des vendeurs en gros de laines, grains, farines, etc. Nonobstant les nombreaux changements des sièges de la mairie et de la place environnante, nous pouvons penser encore aujourd'hui, dans le décor des édifices et de la topographie actuels, aux vociférations et à la confusion, les jours de marché par exemple, de concurrents rancuniers et de vendeurs bruyants; on peut y imaginer des juges et des notaires assourdissants et tout mouillés, des mains d'usuriers avides ou de pickpockets habiles. On peut se figurer encore les propriétaires d'une fournaise du Min-cio qui venaient sur la Place avec des briques et des tuiles pour en contrôler la mesure et la cuisson chez le « massaro » et les marchands et les clients pour vérifier les mesures des perches des pieds et des draps aux modules en marbre fixés aux portes de S. Pierre et de S. André. Castiglione delle Stiviere nelle originî délia Croce Rossa L'origine de la Croix-Rouge est due à l'expérience d'un homme. Au mois de Juin 1859, Henry Dunant (1828-1910) citoyen genevois, voyageant en Italie, se rend à Solférino, où, Autrichiens, Français et Piémontais viennent de livrer bataille. Bouleversé à la vue de tant de blessés abandonnés, Dunant les soigne, les réconforte, appelle è l'aide la population. Plus tard, dans sa qualité de témoin, il racontera ses expériences, dans un livre bientôt célèbre : « Un souvenir de Solférino ». Dunant y suggère la création de « Sociétés de Secours », les futures « Sociétés de la Croix-Rouge », destinées à seconder les Services médicaux des Armées. Il préconise aussi la conclusion d'une Convention Internationale pour le secours et la protection des blessés, les hôpitaux qui les abritent et le personnel qui les soigne. 1863 - Fondation du C.I.C.R. En 1863 quatre citoyens genevois, reprennent l'initiative de M. Henry Dunant et fondent avec lui un Comité — le futur Comtié Inter- 13 14 national de la Croix-Rouge — qui décide de convoquer à Genève, la même année, une Conférence internationale groupant les représentants de 16 pays. Cette conférence pose les bases de la Croix-Rouge. Les premières Sociétés de Secours se constituent peu après. En 1864, sur l'initiative du Comité de Genève, les plénipotentiaires de 12 nations signent la célèbre « Convention de Genève » pour la protection des blessés et des malades des armées en campagne. Le signe d'immunité est ainsi créé : la croix rouge sur fond blanc. Ainsi est né le mouvement universel de la Croix-Rouge qui groupe 80 Sociétés nationales et comprend plus de 127 millions de membres grâce à la foi et à l'energie des 5 genevois, premiers membres du Comité International de la Croix-Rouge. Castiglione delle Stiviere, la ville d'où partit le premier appel de Dunant pour le secours des blessés et des invalides de toutes les nationalités et le premier élan pour consacrer cette époque en une institution internationale permanente, a été choisie comme siège d'un musée destiné à recueillir en outre des documents historiques immédiats et locaux de l'oeuvre de secours, tous les témoignages de quelque source soient-ils se référant à la transformation progressive du mouvement d'assistance privé et national en une oeuvre outrepassant les limites et les intérêts de chaque Etat, en une commune unité de « credo » divers, politiques et religieux. C'est là un acte de cohérence historique et symbolique et le témoignage nécessaire de la distinction qui doit subsister, soit même dans l'unité du lien historique, entre les motifs commémoratifs des batailles et des victoires et les aspirations de la nouvelle solidarité humaine qui s'affirmèrent en temps et lieux divers et auxquelles peuvent s'associer, sans aucun regret des diverses fortunes militaires, les représentants de toutes les nationalités qui furent au nombre des bélli-gérants dans le conflit de 1859 et dans les conflits successifs de plus ample et plus tragique envergure et en l'occasion desquels resplendit avec un éclat plus puissant l'oeuvre de la Croix-Rouge Internationale. Castiglione delle Stiviere, bien qu'enrichie de monuments civils et religieux sous la domination des Princes François et Ferdinand 1° de Gonzaga, eut également une période d'heureuse prospérité au cours du siècle suivant, ce qui rendit possible la construction de somptueux Hotels particuliers et l'embellissement de la ville. Le siège du musée actuel est un de ces palais aux nobles lignes qui appartenait dernièrement à la famille du juriste Silvio Longhi, gloire du droit pénal italien et promoteur d'un grand nombre d'oeuvres et d'institutions publiques dans la ville. Dans cet Hôtel demeura pendant la dernière année de la guerre (1914-18) le Général en chet et Commandant Suprême Armando Diaz et Hélène de France dont le nom est étroitement lié à l'histoire de la Croix-Rouge Internationale. 15