appuntamento spaziale, 1965 Il est toujours des exceptions à la règle. Naldi en est une, si l’on peut considérer comme «réglé» la recherche de volumes abstraits ou l’exploration du fantastique industriel (de la mécanique à la science-fiction) qui caractérise l’essentiel de la sculpture contemporaine. Tout se passe pour Naldi comme si le monde moderne n’était pas essentiellement diffèrent de celui des Etrusques, ou de Mvcène. Ses divinités semblent reincarner les images traditionelles de la fécondité, mais d’une manière si fidèle, si respectuense, qu’on le dirait soucieux seulement de perpétuer l’esprit énigmatique qui a créé la première sculpture du monde : la Venus de Lespugne, et dans toutes les civilisations archaïques, les images de la Terre-Mère. Ses divinités, cependant, ont ceci de particulier qu’elles concident avec ce nèo-archaisme subjectif dont parle Victor Brainer. Nulle référence précise ou rigoureuse à des symboliques déjà établies, en elles, mais le seul besoin de rejoindre ce qui se cache derrière toute symbolique. Elles n’èxplicitent pas le mystère, elles le signifient.